Les clés tactiques de PSG – OM (2-0)

C’était le jour J pour l’OM. La confrontation face à Paris, hier soir, constituait un événement charnière dans la saison des Olympiens plus que pour celle du PSG, avec son avance de cinq points avant la rencontre. Et comme au match aller, le club de la capitale s’est imposé, sans être impressionnant mais en dominant ses temps forts et en montrant sa supériorité à un club phocéen qui n’a tenu tête au champion en titre qu’une dizaine de minutes.

Les effectifs

Composition classique pour le PSG. Cavani démarre sur le banc. Lucas et Lavezzi occupent les ailes.

Composition classique pour le PSG. Cavani démarre sur le banc. Lucas et Lavezzi occupent les ailes.

Alors que plusieurs dispositifs s'annonçait avant la rencontre, Anigo opte finalement pour un 4-2-3-1 (et non un 4-3-3 comme le montre Canal +) résolument offensif avec Ayew qui accompagne Romao dans le milieu marseillais. Morel débute la partie, tout comme Fanni, arrière droit.

Alors que plusieurs dispositifs s’annonçait avant la rencontre, Anigo opte finalement pour un 4-2-3-1 (et non un 4-3-3 comme le montre Canal +) plutôt offensif avec Ayew qui accompagne Romao dans le milieu marseillais. Morel débute la partie, tout comme Fanni, arrière droit.

L’OM rivalise (presque) avec le PSG en début de match

La composition de départ de l’Olympique de Marseille laisse penser que l’équipe débute la rencontre avec une mentalité résolument offensive puisque c’est bien les hommes de José Anigo qui obtiennent la possession durant les cinq premières minutes. Les Marseillais font preuve d’une agressivité dans les duels, assez tranchants dans le pressing. L’absence de pressing de Lavezzi et Lucas Moura a parfois laissé des espaces pour Morel et surtout Fanni, auteur de plusieurs appels de balle dans la profondeur côté droit.

Quand les Parisiens avaient le ballon, il arrivait parfois que le milieu de terrain du champion en titre était harcelé par leurs adversaires, surtout par Ayew. Le PSG était ainsi asphyxié, mais l’OM n’a exploité cette opportunité de récupérer le ballon rapidement que très peu souvent, ce qui a favorisé la domination parisienne.

Sans titre-7Malheureusement pour les Olympiens, ce danger apporté ne s’est presque plus reproduit dans le match.

Paris reprend la main, l’OM trop défensif

En effet, le PSG a profité de l’occasion de Lavezzi contre le cours de jeu pour redevenir maître de la partie. Celle-ci fait suite à une grosse erreur de placement de la part de la défense marseillaise, où « Pocho » part dans le dos de la charnière adverse, servi par Lucas, pourtant entouré de plusieurs joueurs marseillais. L’illustration de gros problèmes pour l’OM qui se sont répétés tout au long du match. 

C’est à ce moment là que Paris a commencé à presser haut leurs adversaires, notamment par l’impressionnante activité de la doublette Verratti-Matuidi sur Mendes et Nkoulou, les obligeant à relancer approximativement, annihilant ainsi toute possibilité d’occasion pour les Phocéens.

Sans titre-6Les Marseillais ont inévitablement commencé à reculer et à subir le jeu du Paris Saint Germain. Thauvin et Payet ont régulièrement été pris dans leur dos par Maxwell et Van Der Wiel.

L'exemple d'un alignement défensif à 6 vu hier. Thauvin oublie tout de même Van der Wiel derrière lui.

L’exemple d’un alignement défensif à 6 vu hier. Thauvin oublie tout de même Van der Wiel derrière lui.

Lucas joueur clé, les Marseillais trop passifs

En possession du ballon, les joueurs du PSG n’ont aucun mal à trouver une faille dans le système marseillais, puisque ce dernier laisse déjà Thiago Motta régulièrement libre de tout marquage quand l’ancien milanais a le cuir entre les pieds. L’attentisme du premier rideau olympien Gignac – Valbuena a permis à Motta ou Verratti (quand celui-ci permutait avec l’Italien) de servir tranquillement leurs partenaires en attendant qu’une solution se présentait. De plus, les déplacements de Matuidi, Motta et Verratti (sur le côté), puis de Ibrahimovic ont déstabilisé les Marseillais, déjà absents du pressing lorsque les Parisiens avaient le ballon.

La solution, quand elle ne venait pas sur les côtés (Maxwell et Van der Wiel prenant la profondeur), provenait de Lucas Moura. Le Brésilien, auteur d’une impressionnante percée en début de match sauvé in extremis par Fanni, a illuminé la rencontre par sa vivacité et ses dribbles, mais surtout par son jeu sans ballon qui a certainement été la clé du match. L’ancien joueur de São Paulo s’est constamment retrouvé derrière la paire Romao – Ayew, qui, occupée par le milieu adverse ou par Ibrahimovic quand celui-ci descendait, laissait tout l’espace à Lucas de provoquer le danger devant la surface de Steve Mandanda.

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Les zones préférentielles de Lucas Moura. L'image montre clairement le penchant du Brésilien vers l'axe.

Les zones préférentielles de Lucas Moura. L’image montre clairement le penchant du Brésilien vers l’axe.

Les problèmes constatés dans l’action précédente illustre toutes les difficultés de l’OM lors de cette rencontre. Cela s’est répété maintes fois durant les 90 minutes, et c’est par ces décrochages entre les lignes marseillaises que le PSG a ouvert le score par Maxwell, qui, tout comme Van der Wiel, a apporté le surnombre à de nombreuses reprises devant. Autre problème souligné, la passivité de la défense olympienne, totalement absente sur le deuxième but inscrit par Edinson Cavani, seul au point de penalty et à la réception d’un bon centre du latéral hollandais.

La comparaison entre les passes d'Ibrahimovic et celles de Gignac. Les décrochages du Suédois ont fait, comme très souvent pour Paris, la différence.

La comparaison entre les passes d’Ibrahimovic et celles de Gignac. Les décrochages du Suédois ont fait, comme très souvent pour Paris, la différence.

Conclusion

Une nouvelle fois, le Paris Saint Germain a montré qu’il y avait une classe d’écart entre son équipe et le reste du championnat. Malgré son équipe offensive et l’envie d’aller de l’avant démontrée en tout début de match, l’OM n’a pas fait le poids face à des Parisiens qui ont fait face à un grand manque d’agressivité des Marseillais d’une part, et d’un grand problème tactique d’autre part, que José Anigo devra remédier et qui expose la fragilité de ses hommes face à de joueurs très mobiles, comme le furent les Parisiens. Sans vraiment briller, mais en gérant parfaitement la rencontre, les hommes de Laurent Blanc ont ainsi montré qu’ils avaient tout d’un futur champion de France.

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